"Faire le Bien parce que c'est le Bien"
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-        CRISE COVID 19 : il y a danger pour le bénévolat associatif...

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-        Notre vice-président national ADN est également membre de la commission inter associative de France Bénévolat où il représente la fédération Habitat et Humanisme. A ce titre, il nous partage le contenu de récents échanges avec les grandes associations nationales : Croix-Rouge, Ordre de Malte, Restos du Coeur, Secours catholique, etc... sur la situation préoccupante du bénévolat dans le contexte de crise sanitaire :

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-       « Les associations s’inquiètent du bien-être psychique de leurs bénévoles les plus âgés qui ont dû être écartés de l’association, les plongeant ainsi dans un certain isolement (le grand nombre des réponses reçues à une enquête sur ce sujet témoigne du problème). Certaines associations, qui avaient suivi avec soin ces bénévoles durant le 1er confinement, avouent un suivi plus relâché avec le 2ème (lassitude). D’autres disent avoir l’impression de malmener leurs bénévoles, les sollicitant parfois dans l’urgence sur une mission… qu’elles doivent annuler au dernier moment en fonction de l’évolution sanitaire. En revanche d’autres associations, avec une amélioration de l’usage de l’outil numérique, se félicitent d’un suivi bien meilleur au cours du 2ème confinement (retour très élogieux sur un séminaire, « le meilleur » de ces derniers temps) et d’une proximité renforcée avec leurs bénévoles…

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-       Les associations sont préoccupées par leur difficulté à proposer des missions aux bénévoles dans le contexte actuel, aux anciens qui doivent changer de mission pour éviter le face à face avec les « publics » (ce qui est très frustrant pour ces bénévoles), et aux nouveaux pour lesquels les missions qui conviendraient sont « à l’arrêt ». Comment, dans ces conditions, ne pas laisser partir les anciens et accueillir des nouveaux, d’autant plus que les contraintes sanitaires sont très instables ?

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-       Ce problème des missions à l’arrêt interroge car si, dans certains cas, l’impossibilité de mener la mission relève de l’évidence, dans d’autres, les associations constatent une interprétation locale restrictive des consignes nationales (exemple d’une police municipale qui a interdit une maraude) ou une autocensure des associations elles-mêmes qui, pensant ne « pas avoir le droit », mettent à l’arrêt des missions qui seraient sans doute autorisées.

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-       Une autre inquiétude porte sur l’équilibre bénévolat ponctuel/engagement sur la durée. Ainsi, lorsque les associations proposent aux bénévoles engagés pendant la crise, généralement plus jeunes, de poursuivre une activité dans laquelle ils se sont bien investis (exemple, continuer à suivre la famille ou la personne âgée… qu’ils ont accompagnée), elles essuient des refus catégoriques. De plus le développement des plates-formes proposant de s’inscrire comme bénévole incite à se proposer « pour un coup ». La crise renforce la focalisation sur le court terme au détriment de l’action à moyen terme indispensable à l’action solidaire et à la construction du « faire ensemble ».

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-                On constate aussi une préoccupation avec la gouvernance associative qui est mise à mal dans de nombreuses associations. Cette gouvernance est confrontée à de nouveaux problèmes, renouvellement des équipes, recherche de missions permettant de donner leur place à tous, hétérogénéité des équipes anciens/nouveaux, accompagnement des salariés qui se retrouvent dans des équipes réduites, difficulté d’inscrire l’action dans la durée… et elle doit modifier ses modalités de fonctionnement, passer au « virtuel »… De plus, là où les salariés jouent un grand rôle dans l’accompagnement, voire dans l’encadrement, des bénévoles, leur retrait fragilise la dynamique bénévole et limite les possibilités d’en accueillir de nouveaux. Face à cette accumulation de difficultés, des présidents accusent la fatigue, passant beaucoup de temps à construire ces nouveaux modes d’organisation, voyant converger les frustrations…  Un organisme de formation constate des sollicitations accrues sur ce sujet de la gouvernance : comment relancer les CA lors de ce 2ème confinement ? comment intégrer anciens et nouveaux bénévoles ? comment appuyer l’implication des salariés, parfois proches du burn-out ? ».

                                                                                                       

                                                                                                             Source « France Bénévolat »

                                                                                                                    fin novembre 2020